L’incarcération est une épreuve lourde qui laisse forcément une séquelle profonde au mental de l’individu. L’interruption des rapports de celui-ci avec son environnement normal laisse place à une dissociation vis-à-vis des valeurs de la société. La réinsertion est censée remettre les choses en ordre.

Réinsertion : à qui profite-t-elle ?

Si l’insertion vise l’intégration et la socialisation des personnes qui changent complètement d’environnement social et professionnel, les programmes de réinsertion sont destinés, eux, aux individus qui ont été mis à l’écart de leur ancienne communauté. Il s’agit de concevoir un retour des individus cibles dans leur ancien milieu familial, social et professionnel. La réinsertion concerne notamment les personnes atteintes de troubles mentaux qui ont passé un certain temps en soin psychiatrique, mais aussi certains détenus.

Étapes de la réinsertion des détenus

La pénologie, cette science sociale qui analyse les sanctions infligées aux délinquants, leurs buts et fonctions, détermine aussi de nouveaux horizons de justice. C’est de l’approche pénologique que les concepts de justice réhabilitative et de justice restaurative découlent. Celles-ci constituent la première étape vers la réinsertion. De manière générale, il s’agit de prendre en charge l’individu dès les premières étapes de sa mise en cause et durant sa période de détention. Mais de ces paradigmes et pratiques de justice doivent aussi ressortir des opportunités pour le détenu, notamment les possibilités d’aménagement de peines, les prises en charge psychologiques…

La réinsertion en dehors de la prison

Les pratiques judiciaires et pénitentiaires en matière de réinsertion servent à préparer l’individu détenu à sa libération et sa nouvelle vie en société, lui apprendre à inhiber ses pulsions agressives et le rendre capable d’apprendre des erreurs du passé… 

D’autres solutions sont mises en œuvre pour lui faire retrouver sa dignité, mais surtout lui éviter une rechute en délinquance. La réinsertion doit se faire dans des conditions propices, dans un cadre qui ne compromet pas sa santé ou son état psychologique, un environnement qui lui permet de tisser et de conserver des liens avec l’extérieur… 

  • La réinsertion sociale

Il s’agit d’offrir à l’individu un cadre social stable : hébergement, soins, prise en charge psychologique… Pour lui éviter un état d’isolement rehaussant les risques de récidive, l’on fait appel aux associations caritatives, lesquels soutiennent leurs œuvres avec des activités socio-éducatifs et un accompagnement administratif. 

  • La réinsertion professionnelle

Cela vise à donner à la personne à réinsérer de quoi pouvoir subvenir financièrement à ses propres besoins. C’est sans doute la phase finale d’une réinsertion puisqu’il s’agit de lui faire retrouver son autonomie.